• La vie du "Six Days Man"

    Profitons de cette période de 6 Jours pour décrire l'environnement et le rythme de vie du coureur durant 6 jours.
     
     
    Autrefois, courir un "6 Jours", c'était rouler pendant 6 Jours non-stop, jour et nuit (par équipe de 2, donc en relais). De nos jours, le temps de course s'est considérablement raccourcis.
     
    Les plus beaux 6 Jours se déroulent en Allemagne ou en Belgique, ce sont des pays de connaisseurs et là bas c'est la tradition, c'est la fête (...de la bière). En principe, autour ou sous le vélodrome, on trouve des stands, animations, expositions, concerts, boites de nuit, manèges.
    En France, seuls les 6 Jours de Grenoble ont survécu, et oui ! pas de vélodrome couvert, pas de 6 Jours !
     
    C'est un vie un peu en décalage que connaissent les pistards des 6 Jours, puisque les épreuves commencent vers 20h pour se finir aux alentours de 2h du matin. L'épreuve reine des 6 Jours est l'américaine, appelée "chasse". Il y a aussi des course aux points, scratch, course derrière derny, sprints, élimination individuelle et par équipe, poursuite, etc.
    Le but est de gagner le maximum de tours d'avance. Après, les équipes dans le même tour sont départagées au nombre de points.
     
    Les coureurs sont équipés en général de 2 vélos, à pignon fixe bien sûr. Souvent, chaque coureur a un vélo avec deux roues à profil haut pour les épreuves telles que l'américaine, l'élimination (il faut des roues faciles à relancer à chaque à-coups) avec un braquet de 49x15 ou 50x15, et un autre vélo avec une roue lenticulaire et un braquet plus important pour les épreuves chronométrée et le derny. Toutes les roues sont montées de boyaux, en coton ou en soie, selon le type de piste.
    Au niveau vestimentaire, les maillots sont fournis par l'organisateur (chaque équipe a un maillot d'une couleur différente, afin d'être repérable au moment des relais à l'américaine). En bas, la coutûme est de courir avec un cuissard sans bretelle, spécialement conçu. Il est en fait rembourré et doté d'une petite poche sur le coté gauche. Pourquoi? Car, grâce à un boudin que l'on glisse dans cette petite poche, on peut passer les relais au boudin, même si c'est une méthode moins employée. Nous faisons plutôt des relais à la volée, c'est à dire main dans la main, pour se pousser et se donner de l'élan. C'est d'ailleurs tout un travail, car les 2 équipiers doivent être au point et efficaces, afin d'éviter de perdre de l'énergie au moment du relais. L'exemple est Bruno Risi, qui, dans le geste, donne le maximum d'énergie à son partenaire.
    Pourquoi un cuissard sans bretelle? Car les coureurs rentrent le maillot prété par l'organisation dans le cuissard, évitant la prise au vent.
     
    Les équipes se déplacent toujours avec un soigneur et un mécano. La soirée est chargée et le coureur a besoin du maximum de temps pour récupérer et n'a pas le temps de s'occuper de son matériel, de se masser. Le soigneur est présent pour les massages, pour ranger le box de l'équipe, donner à boire et du ravito, passer un coup de gant de toilette entre les épreuves...
     
    Il est attribué un "cagnas" par équipe, sur un bord de la piste (voir photo en haut de page le notre à Grenoble). Dans ces petits box, se trouvent des étagères, un petit lit, des rangements et un rideau pour être tranquille. C'est dans cette endroit que les anciens coureurs de 6 Jours passaient leur vie durant la semaine des épreuves. Maintenant, les coureurs y viennent uniquement pour les courses.
    Voici quelques objets indispensables que l'on peut trouver dans les "cagnas" : thermos de café, serviettes de toilette, eau de cologne, crèmesde massage, produits énergétiques, pommade pour cuissard (et oui ça fait mal aux fesses), maillots de rechange...
     
    Les coureurs se couchent vers 2h/3h du matin et se lèvent vers 11h pour prendre un gros petit déj à midi. Le début d'après-midi est consacré soit à la sieste, soit à un petit tour de vélo avec petit braquet. Le repas d'avant course a lieu vers 18h.
     
    Les routiers, à l'instar d'Erik Zabel, Jacob Pill participent aux 6 Jours l'hiver avec succés. Mais ce sont souvent des coureurs assez expérimentés qui remportent de telles épreuves. C'est assez tactique, très technique.
    Les meilleurs du moment s'appellent Keisse (Belgique), Marvulli, Risi (Suisse).
     

  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :